jeudi 27 décembre 2012

Voleurs de tomates

On me signale que deux personnes sur une moto sont venues à mes tomates et ont pris les rouges (donc que quelques unes). Après plus amples investigations, j'apprend qu'il s'agit en fait de membre de ma famille. Les tomates du marché, actuellement vendues 3 pesos la pièce, étant  estimées bien cher, c'est dans mon jardin qu'on a été prélevé, jardin désormais ouvert suite au passage du typhon. J'aurai aimé qu'on me prévienne, sinon qu'on me le dise même après.

Des voleurs de tomates, eh bien moi qui compte désormais en produire en masse, de réfléchir -avant d'avoir connu la source de cette fuite- comment limiter cette fuite. J'ai appris à empêcher les insectes de faire couler les fécondations. Là, il va falloir trouver des moyens. La chance est que la technologie progresse et qu'avec des webcams, je pourrais peut-être faire de la surveillance. Je compte plus concrètement investir dans une clôture électrique. Je constate en effet que ce matin, mes carottes ont encore été un peu plus saccagées. Je prend les choses avec philosophie car, pour moi, la première étape consistait à voir si l'on pouvait effectivement en produire. Sur celles arrachées, je constate que le petit pivot à pris des couleurs, commence à ressembler à une carotte.

Comme ces tomates sont produites au milieu d'une population pauvre, je pensais que je ne risquais rien avec celles-ci. En effet, ils ne semblent absolument pas intéressé d'en consommer.

Jusqu'à présent ma copine même n'a même pas daigné y goûter. Il est vrai qu'elle me reproche d'y travailler et s'est seulement proposé de m'aider à la destruction de tout ce que j'ai mis en place, si je décidais d'une telle opération (en effet, je me prépare à l'éventualité d'un racket avec comme ultime défense, de tout détruire moi-même -j'ai déjà opéré de même en France avec ma carrière-). Eh bien, alors qu'elle m'informe que les voleurs sont en fait sa soeur et son frère qui ont été envoyés en prélever, elle me dit par la même occasion qu'elle-même en a goûté hier et qu'elles sont très bonnes, et qu'avec une sauce...

Et ben voilà, la protection que je croyais avoir -le désintérêt des pauvres pour les tomates- viens de tomber. S'il suffit qu'ils goûtent à mes tomates, et que, les voilà conquis... mes tomates devront être alors protégées des indélicats. Mais par ailleurs, cela voudrait dire que je vais avoir des acheteurs, une nouvelle clientèle qui jusqu'à présent se disait pas du tout intéressée par le fait de manger des tomates. Il faut dire que celles qu'on trouve sur le marché sont quasi sans gout. Et c'est un élément (peut-être même l'élément) qui m'a incité à en produire moi-même car je ne comprenais absolument pas comment on pouvait appeler cela des tomates, de penser moi-même en produire cette fois-ci, avec du goût (à tout point de vue et d'entrée, dans la réalisation même de ces tomates).

J'avais commencé une prospection avec les americanos (les étrangers blancs d'ici) du lieu où je suis, en ai distribué et je les ai revu hier soir. Ils sont comme les pauvres d'ici, n'y ont pas même goûté. Serait-ce donc des riches incestueux (sens primaire du terme) estimant qu'ils ont tout parce qu'ils ont l'argent mais incapable de s'ouvrir à l'expérience d'autrui (et d'ailleurs de m'en proposer une autre qui serait beaucoup plus intéressant à leur avis : faire de la saucisse avec du lapin broyé... sans dire bien sûr que ce serait du lapin) ?

Je suis fier de ce que je fais avec goût, suivant mon intuition... Et même si l'on me vole dans un premier temps, moi il me reste l'expérience que j'ai pris coeur à faire.

PS. : En fait, il s'agit de l'ainé (19 ans) et de sa copine de 15 ans... Par contre, pour le vol de mes After 8 dans le réfrigérateur, je ne sais pas qui c'est. Pour une fois qu'ils apprécient vraiment quelque chose... Irrésistibles After 8 ! Moi, tous ces produits (Van Houten, After 8, foie gras...), ce sont mes médecines ici. Merci maman !

mercredi 26 décembre 2012

Nouveau type de destruction

Sur la ligne de 50 mètres de plants de tomates le long d'une digue, j'ai eu dès le début une tige sectionnée. Hier j'ai commencé à rajouter une seconde ligne (25 plants) et je constate ce matin trois tiges au moins sectionnées. Quel est le coupable ? Crabes ? Enfants ? 

Première ligne de 50 mètres de pied de tomate

J'ai adossé cette ligne à un plan d'eau (actuellement vide) qui sert à produire du poisson. Un plant environ tous les mètres. J'en ai mis 49 ainsi. Et je viens d'ouvrir une seconde ligne, 27 plants de tomate mis en place. Un total donc de 76 pour une ligne et demie en place.

Je crains une période sèche et désire en installer le plus possible bien que je trouve encore juste en taille les plants que j'ai pour la transplantation.

Vingt mètres en bout de cette ligne, un puits.
Bonne nouvelle, je vais pouvoir arroser. Je l'ai d'ailleurs fait lors des transplantations avec un léger soleil. Un seau d'eau au pied pour une meilleure survie. Je prend l'eau avec un vieux pot de peinture attaché à mon râteau  L'eau est mise dans une grande poubelle, laquelle est transportée sur ma brouette. Je fais avec les moyens du bord.

Peut-être photos plus tard...

lundi 17 décembre 2012

Arroser avant la pluie ?

Je l'ai fait il y a deux heures et voici la pluie... Mais pourquoi s'est-il donc cassé le corps à arroser, nouvelle fonction de ma brouette dans laquelle je met une grande poubelle. J'ai trouvé un puits derrière une "maison", puits non utilisé et sans protection. Il avait simplement une plaque de béton autour. J'ai puissé toute son eau. En fait, il n'est pas très profond. Mais je préfère prendre mon eau ici incognito qu'à la pompe commune. On risque de m'accuser que j'ai mis à sec le puits et je ne veux pas prendre ce risque.

Mais comme j'ai vu qu'un des plants de tomates a crevé, cela m'a énervé et j'ai décidé de prendre un peu plus soin (notamment en l'arrosant) de ce groupe de 15 que j'ai dans le jardin d'un voisin, plants plantés dans du sable.

En apparence, je n'ai pas qu'arroser car, en fait, j'ai ajouté une poignée de sulfate d'ammonium. J'en avait mis à deux plants et j'ai vu une réaction 10 jours après, feuillage d'un vert spécial. Puis, j'ai attendu. Quand j'ai vu que surtout l'un des plants était vraiment bien en fleurs, alors j'ai décidé d'en mettre aux autres. D'où mon arrosage, en fait un épandage de sulfate d'ammonium dilué dans de l'eau.

Les nitrites et nitrates sont en voie de réhabilitation, pas encore dans le grand public mais en tout cas par l'académie de médecine.

C'est dans une enceinte réputée, l'hôpital de la Pitié-Salepêtrière, et fort d'un plateau de professeurs prestigieux que va avoir lieu, le 31 mars, sous le patronage de l'Académie de médecine, un colloque scientifique « qui décoiffe » consacré à l'évolution de la science médicale concernant les nitrates et les nitrites.

Avec un message politiquement incorrect, à contre-courant du dogme actuel : « Loin d'éviter la consommation de nitrates, les autorités sanitaires devraient s'assurer que nous en consommons tous suffisamment. »

Autre article : De nombreux bénéfices avérés pour la santé (colloque médical).

Bon, j'ai dérivé quand au titre de ce post.

En arrosant avant la pluie, je pense qu'on prépare le sol à une meilleure préparation à recevoir l'eau, limitant ainsi le ruissellement. Là où c'est mouillé, l'eau va plus facilement pénétrer... Il me semble (dans le cas particulier de mes 15 plants dans du sable, évidemment, cela n'a pas d'importance)... Et comme c'est aux pieds des plants... C'est au final plus d'eau mis en réserve pour eux.

Des tomates bien blanches...

Oui, je suis étonné de la blancheur de certaines tomates. Est-ce parce qu'il y a eu un afflux de sève suite à mon prélèvement de plusieurs dizaines de tomates sur 4 pieds ?


dimanche 9 décembre 2012

Mon tout premier kg de tomates

Je l'ai réservé pour le français par lequel je suis arrivé dans ce pays. Je me suis donc décidé ce matin à cueillir la trentaine de tomate bien rouges que j'avais et les lui porter.


PS : Son commentaire reçu par mail ce jour : "les tomates ....excellentes ! et bien meilleures qu'au marche ; je sais car quand on les coupe c'est rouge a l’intérieur .."  

vendredi 7 décembre 2012

Achat d'une brouette et divers...

Une brouette, cela semble très ordinaire, et pourtant en deux ans ici j'en ai vu qu'une, en bois, et chez un français.
Donc je m'en suis procuré une, d'être probablement plus efficace pour toutes les opérations de transports que je réalise : bouses, débris végétaux (la tempête en a produit) que j'accumule (comme il a plu dessus ce jour, je sens l'odeur de chauffe, de fermentation), les plants de tomate... Et peut-être un jour, le transport des tomates elles-mêmes si je réussit à en produire en masse.

Je l'ai achetée au Gaizano. Celle que j'ai vu à ma dernière visite était à 2750 pesos (c'est cher pour de la tôle mais c'est le prix que j'ai vu sur internet). Et il y en avait une autre, rouge celle-ci, et à 1800 pesos. A part le prix, je ne voyais pas vraiment de différence. Donc pas d'hésitation pour la rouge. Restait à lui faire les 20 km pour rentrer, ce qu'elle a fait gratos sur le toit du jeepney que j'ai pris (25 pesos).

Autrement, une hache à manche long et des pinces coupantes (couper les tuteurs en bambou...). Evidemment, pas question d'emmener pour ce genre d'achat une femme avec soi (ce sera toujours trop cher et il ne faudra pas prendre son temps dans ce genre d'endroit). Je pense que la plupart de ce qui se passe dans ce pays est sous coupe féminine d'où la situation que l'on constate... Je sais, ce n'est pas le genre de remarque qui va faire plaisir à la gente féminine... mais c'est comme cela.

jeudi 6 décembre 2012

Un jardin ouvert...

Suite au passage du typhon Pablo (son nom local, Bopha sinon), mon jardin a perdu sa clôture et un arbre est tombé sur mes pieds de tomates de près de deux mètres. J'ai pu les récupérer. Pour moi pas de dégâts, ce n'est pas le cas par exemple pour les bananes :
Troisième exportateur mondial de bananes, les Philippines ont perdu un quart de leur récolte lors du passage du typhon Bopha. Sur les 42.000 hectares de plantations du pays, au moins 10.000 ont été décimés. En 2011, les Philippines ont exporté pour 471 millions de dollars de bananes, selon le gouvernement. 
Ces feuilles de cocotier et bananiers à terre (ce truc est gorgé d'eau et semble très fragile), et bien cela alimente mon compost mais il faut transporter tout cela (ce que je fais, ce qu'ils ne savent pas faire).

Photos (cliquer dessus pour agrandir) de mon jardin :


Sur la dernière photo, l'on peut voir, première plate-bande, les carottes (juste à côté de l'arbre tombé). Deuxième plante-bande, les carottes qui n'ont pas levées. Et en troisième, mes 140 plants de tomates. La quatrième plate-bande est toujours restée nu : la terre me semble différente, extrêmement dure à travailler.

PS du 12 déc 12 : En rentrant d'hospitalisation ce jour, rendant visite à mon jardin, je constate que l'on a tracé dessus le passage d'une rue pour un lotissement de six maisons... Faut vraiment s'attendre à tout dans ce pays !

samedi 1 décembre 2012

Comparaison tomates du marché et mes toutes premières...

Le weekend, de nombreux vendeurs de légumes s'installent à proximité du marché au frais permanent. Pas mal de tomates, des rouges et des vertes. J'ai donc acheté un peu des rouges (pour 4 pesos), les plus mures et grosses que j'ai trouvées, cela pour comparer à mes toutes premières tomates encore sur "l'arbre".
Voilà ce que cela donne : les miennes apparaissent un petit peu plus plus grosses.



Reste à tester le goût...