jeudi 27 décembre 2012

Voleurs de tomates

On me signale que deux personnes sur une moto sont venues à mes tomates et ont pris les rouges (donc que quelques unes). Après plus amples investigations, j'apprend qu'il s'agit en fait de membre de ma famille. Les tomates du marché, actuellement vendues 3 pesos la pièce, étant  estimées bien cher, c'est dans mon jardin qu'on a été prélevé, jardin désormais ouvert suite au passage du typhon. J'aurai aimé qu'on me prévienne, sinon qu'on me le dise même après.

Des voleurs de tomates, eh bien moi qui compte désormais en produire en masse, de réfléchir -avant d'avoir connu la source de cette fuite- comment limiter cette fuite. J'ai appris à empêcher les insectes de faire couler les fécondations. Là, il va falloir trouver des moyens. La chance est que la technologie progresse et qu'avec des webcams, je pourrais peut-être faire de la surveillance. Je compte plus concrètement investir dans une clôture électrique. Je constate en effet que ce matin, mes carottes ont encore été un peu plus saccagées. Je prend les choses avec philosophie car, pour moi, la première étape consistait à voir si l'on pouvait effectivement en produire. Sur celles arrachées, je constate que le petit pivot à pris des couleurs, commence à ressembler à une carotte.

Comme ces tomates sont produites au milieu d'une population pauvre, je pensais que je ne risquais rien avec celles-ci. En effet, ils ne semblent absolument pas intéressé d'en consommer.

Jusqu'à présent ma copine même n'a même pas daigné y goûter. Il est vrai qu'elle me reproche d'y travailler et s'est seulement proposé de m'aider à la destruction de tout ce que j'ai mis en place, si je décidais d'une telle opération (en effet, je me prépare à l'éventualité d'un racket avec comme ultime défense, de tout détruire moi-même -j'ai déjà opéré de même en France avec ma carrière-). Eh bien, alors qu'elle m'informe que les voleurs sont en fait sa soeur et son frère qui ont été envoyés en prélever, elle me dit par la même occasion qu'elle-même en a goûté hier et qu'elles sont très bonnes, et qu'avec une sauce...

Et ben voilà, la protection que je croyais avoir -le désintérêt des pauvres pour les tomates- viens de tomber. S'il suffit qu'ils goûtent à mes tomates, et que, les voilà conquis... mes tomates devront être alors protégées des indélicats. Mais par ailleurs, cela voudrait dire que je vais avoir des acheteurs, une nouvelle clientèle qui jusqu'à présent se disait pas du tout intéressée par le fait de manger des tomates. Il faut dire que celles qu'on trouve sur le marché sont quasi sans gout. Et c'est un élément (peut-être même l'élément) qui m'a incité à en produire moi-même car je ne comprenais absolument pas comment on pouvait appeler cela des tomates, de penser moi-même en produire cette fois-ci, avec du goût (à tout point de vue et d'entrée, dans la réalisation même de ces tomates).

J'avais commencé une prospection avec les americanos (les étrangers blancs d'ici) du lieu où je suis, en ai distribué et je les ai revu hier soir. Ils sont comme les pauvres d'ici, n'y ont pas même goûté. Serait-ce donc des riches incestueux (sens primaire du terme) estimant qu'ils ont tout parce qu'ils ont l'argent mais incapable de s'ouvrir à l'expérience d'autrui (et d'ailleurs de m'en proposer une autre qui serait beaucoup plus intéressant à leur avis : faire de la saucisse avec du lapin broyé... sans dire bien sûr que ce serait du lapin) ?

Je suis fier de ce que je fais avec goût, suivant mon intuition... Et même si l'on me vole dans un premier temps, moi il me reste l'expérience que j'ai pris coeur à faire.

PS. : En fait, il s'agit de l'ainé (19 ans) et de sa copine de 15 ans... Par contre, pour le vol de mes After 8 dans le réfrigérateur, je ne sais pas qui c'est. Pour une fois qu'ils apprécient vraiment quelque chose... Irrésistibles After 8 ! Moi, tous ces produits (Van Houten, After 8, foie gras...), ce sont mes médecines ici. Merci maman !

mercredi 26 décembre 2012

Nouveau type de destruction

Sur la ligne de 50 mètres de plants de tomates le long d'une digue, j'ai eu dès le début une tige sectionnée. Hier j'ai commencé à rajouter une seconde ligne (25 plants) et je constate ce matin trois tiges au moins sectionnées. Quel est le coupable ? Crabes ? Enfants ? 

Première ligne de 50 mètres de pied de tomate

J'ai adossé cette ligne à un plan d'eau (actuellement vide) qui sert à produire du poisson. Un plant environ tous les mètres. J'en ai mis 49 ainsi. Et je viens d'ouvrir une seconde ligne, 27 plants de tomate mis en place. Un total donc de 76 pour une ligne et demie en place.

Je crains une période sèche et désire en installer le plus possible bien que je trouve encore juste en taille les plants que j'ai pour la transplantation.

Vingt mètres en bout de cette ligne, un puits.
Bonne nouvelle, je vais pouvoir arroser. Je l'ai d'ailleurs fait lors des transplantations avec un léger soleil. Un seau d'eau au pied pour une meilleure survie. Je prend l'eau avec un vieux pot de peinture attaché à mon râteau  L'eau est mise dans une grande poubelle, laquelle est transportée sur ma brouette. Je fais avec les moyens du bord.

Peut-être photos plus tard...

lundi 17 décembre 2012

Arroser avant la pluie ?

Je l'ai fait il y a deux heures et voici la pluie... Mais pourquoi s'est-il donc cassé le corps à arroser, nouvelle fonction de ma brouette dans laquelle je met une grande poubelle. J'ai trouvé un puits derrière une "maison", puits non utilisé et sans protection. Il avait simplement une plaque de béton autour. J'ai puissé toute son eau. En fait, il n'est pas très profond. Mais je préfère prendre mon eau ici incognito qu'à la pompe commune. On risque de m'accuser que j'ai mis à sec le puits et je ne veux pas prendre ce risque.

Mais comme j'ai vu qu'un des plants de tomates a crevé, cela m'a énervé et j'ai décidé de prendre un peu plus soin (notamment en l'arrosant) de ce groupe de 15 que j'ai dans le jardin d'un voisin, plants plantés dans du sable.

En apparence, je n'ai pas qu'arroser car, en fait, j'ai ajouté une poignée de sulfate d'ammonium. J'en avait mis à deux plants et j'ai vu une réaction 10 jours après, feuillage d'un vert spécial. Puis, j'ai attendu. Quand j'ai vu que surtout l'un des plants était vraiment bien en fleurs, alors j'ai décidé d'en mettre aux autres. D'où mon arrosage, en fait un épandage de sulfate d'ammonium dilué dans de l'eau.

Les nitrites et nitrates sont en voie de réhabilitation, pas encore dans le grand public mais en tout cas par l'académie de médecine.

C'est dans une enceinte réputée, l'hôpital de la Pitié-Salepêtrière, et fort d'un plateau de professeurs prestigieux que va avoir lieu, le 31 mars, sous le patronage de l'Académie de médecine, un colloque scientifique « qui décoiffe » consacré à l'évolution de la science médicale concernant les nitrates et les nitrites.

Avec un message politiquement incorrect, à contre-courant du dogme actuel : « Loin d'éviter la consommation de nitrates, les autorités sanitaires devraient s'assurer que nous en consommons tous suffisamment. »

Autre article : De nombreux bénéfices avérés pour la santé (colloque médical).

Bon, j'ai dérivé quand au titre de ce post.

En arrosant avant la pluie, je pense qu'on prépare le sol à une meilleure préparation à recevoir l'eau, limitant ainsi le ruissellement. Là où c'est mouillé, l'eau va plus facilement pénétrer... Il me semble (dans le cas particulier de mes 15 plants dans du sable, évidemment, cela n'a pas d'importance)... Et comme c'est aux pieds des plants... C'est au final plus d'eau mis en réserve pour eux.

Des tomates bien blanches...

Oui, je suis étonné de la blancheur de certaines tomates. Est-ce parce qu'il y a eu un afflux de sève suite à mon prélèvement de plusieurs dizaines de tomates sur 4 pieds ?


dimanche 9 décembre 2012

Mon tout premier kg de tomates

Je l'ai réservé pour le français par lequel je suis arrivé dans ce pays. Je me suis donc décidé ce matin à cueillir la trentaine de tomate bien rouges que j'avais et les lui porter.


PS : Son commentaire reçu par mail ce jour : "les tomates ....excellentes ! et bien meilleures qu'au marche ; je sais car quand on les coupe c'est rouge a l’intérieur .."  

vendredi 7 décembre 2012

Achat d'une brouette et divers...

Une brouette, cela semble très ordinaire, et pourtant en deux ans ici j'en ai vu qu'une, en bois, et chez un français.
Donc je m'en suis procuré une, d'être probablement plus efficace pour toutes les opérations de transports que je réalise : bouses, débris végétaux (la tempête en a produit) que j'accumule (comme il a plu dessus ce jour, je sens l'odeur de chauffe, de fermentation), les plants de tomate... Et peut-être un jour, le transport des tomates elles-mêmes si je réussit à en produire en masse.

Je l'ai achetée au Gaizano. Celle que j'ai vu à ma dernière visite était à 2750 pesos (c'est cher pour de la tôle mais c'est le prix que j'ai vu sur internet). Et il y en avait une autre, rouge celle-ci, et à 1800 pesos. A part le prix, je ne voyais pas vraiment de différence. Donc pas d'hésitation pour la rouge. Restait à lui faire les 20 km pour rentrer, ce qu'elle a fait gratos sur le toit du jeepney que j'ai pris (25 pesos).

Autrement, une hache à manche long et des pinces coupantes (couper les tuteurs en bambou...). Evidemment, pas question d'emmener pour ce genre d'achat une femme avec soi (ce sera toujours trop cher et il ne faudra pas prendre son temps dans ce genre d'endroit). Je pense que la plupart de ce qui se passe dans ce pays est sous coupe féminine d'où la situation que l'on constate... Je sais, ce n'est pas le genre de remarque qui va faire plaisir à la gente féminine... mais c'est comme cela.

jeudi 6 décembre 2012

Un jardin ouvert...

Suite au passage du typhon Pablo (son nom local, Bopha sinon), mon jardin a perdu sa clôture et un arbre est tombé sur mes pieds de tomates de près de deux mètres. J'ai pu les récupérer. Pour moi pas de dégâts, ce n'est pas le cas par exemple pour les bananes :
Troisième exportateur mondial de bananes, les Philippines ont perdu un quart de leur récolte lors du passage du typhon Bopha. Sur les 42.000 hectares de plantations du pays, au moins 10.000 ont été décimés. En 2011, les Philippines ont exporté pour 471 millions de dollars de bananes, selon le gouvernement. 
Ces feuilles de cocotier et bananiers à terre (ce truc est gorgé d'eau et semble très fragile), et bien cela alimente mon compost mais il faut transporter tout cela (ce que je fais, ce qu'ils ne savent pas faire).

Photos (cliquer dessus pour agrandir) de mon jardin :


Sur la dernière photo, l'on peut voir, première plate-bande, les carottes (juste à côté de l'arbre tombé). Deuxième plante-bande, les carottes qui n'ont pas levées. Et en troisième, mes 140 plants de tomates. La quatrième plate-bande est toujours restée nu : la terre me semble différente, extrêmement dure à travailler.

PS du 12 déc 12 : En rentrant d'hospitalisation ce jour, rendant visite à mon jardin, je constate que l'on a tracé dessus le passage d'une rue pour un lotissement de six maisons... Faut vraiment s'attendre à tout dans ce pays !

samedi 1 décembre 2012

Comparaison tomates du marché et mes toutes premières...

Le weekend, de nombreux vendeurs de légumes s'installent à proximité du marché au frais permanent. Pas mal de tomates, des rouges et des vertes. J'ai donc acheté un peu des rouges (pour 4 pesos), les plus mures et grosses que j'ai trouvées, cela pour comparer à mes toutes premières tomates encore sur "l'arbre".
Voilà ce que cela donne : les miennes apparaissent un petit peu plus plus grosses.



Reste à tester le goût...

lundi 26 novembre 2012

150 en pleine terre : 42 pieds et 108 plants de tomates

Mais la situation évolue vite... Le voisin chez qui j'avais réussi à implanter un pied et qui m'en a ensuite demandé 3 autres - viens de m'en redemander 10, 10 qui sont donc passé du statut de plant à celui de pied.

J'ai ouvert une zone de production sur une friche en bordure du ruisseau, zone légèrement surélevée. Un premier jet de 21. J'ai pu constater des zones bleus dans la terre aux endroits où j'ai creusé pour y mettre les plants...
Bon, c'est une friche, mais elle est plus ensoleillée que ce j'avais initialement coincé entre un mur et le ruisseau. C'est autour de la "chiotte" du voisin, un peu comme ce que j'avais dans mon enfance -petite cabane en moi extérieur à la maison- mais là l'entourage n'est pas en bois mais en plastique (sur la photo, là où est le linge vert). Les sacs plastiques au centre de la photo sont mis pour protéger du soleil les nouvelles implantations.

Voici les trous avant implantation :
Puis après implantation avec les sacs de protection contre le soleil :

Je souhaite donc longue vie à ces nouveaux pieds dans un lieu infesté de crabe. Le fait de les mettre assez grand limite leur risque de destruction.


samedi 24 novembre 2012

Ma première tomate rouge...

Elle arrive sur le pied de tomate sur lequel j'avais compté plus de 100 boutons (et je pense qu'il en a bien eu 150).  Mais la transformation en tomate n'a pas été glorieuse (une 20taine). Depuis que je traite (insecticide), la fécondation semble beaucoup plus réussie. Pour preuve des grappes de tomates alors qu’auparavant sur un groupe de fleurs, parfois qu'une seule tomate et souvent pas du tout.
A la va-vite, j'ai compté 100 tomates en cours sur les quatre pieds (mes premiers plants les plus fameux), lesquels ont eu tout récemment les pieds dans l'eau. L'un d'eux à désormais les feuilles qui roulent au soleil de plomb qui fait suite à la pluie. Je dois mettre à l'ombre son feuillage. Je suppose que ses racines ont soufferts (modifications des galeries de crabe suite à l'inondation ?). Le flétrissement est temporaire, l'état normal revient ensuite...
A noter que la taille de ces pieds avoisinent les deux mètres. Ils ont été bien arrosé, l'ensoleillement n'était pas maximum (puisque tardivement ensoleillé et précocement mis à l'ombre) et ont reçus initialement chacun quelques cm de terreau à leur pied cerclé par un plastique (pour faire un obstacle aux crabes, mais quand le trou de l'un de ces derniers arrivaient dans le cercle...).
C'est le 17 août que j'ai semé les toutes premières graines. Si on omet le plant que j'ai donné au voisin qui a donné plus précocement (plus ensoleillé) mais est déjà mort, c'est trois mois et une semaine qu'il a fallu pour que j'obtienne ma toute première tomate rouge. Le 6 octobre, je comptais 50 boutons sur le pied le plus fort lequel faisait alors 86 cm. Les jours suivants, je constatais des floraisons.
Celle qui suit :
Autre vue :
Reste à voir si elles vont être mangeables. Ma mère me dit qu'il faut attendre deux-trois jours après la cueillette avant de les manger. Chez nous, en Bretagne en tout cas. Reste à voir comment cela se passe ici.

mercredi 21 novembre 2012

Mort du premier pied de tomates ayant "produit"

Produit, c'est vite dit. Disons que j'ai vu des tomates rouges et j'en ai mangé une. Il a été submergé par l'inondation et comme au niveau tuteur ce n'était pas ça...
C'est un plant que j'avais offert au voisin (et recevait plus de soleil que les miens mais moins de soins  - eau, tuteur -).. Et c'est ce pied qui a eu en tout premier et abondamment (plus de 24) des tomates alors que mes pieds géants étaient très peu fourni (seulement plus d'une centaine de bouton sur l'un d'eux et pas même une vingtaine de tomate). Depuis que je traite, des grappes de tomates apparaissent. Et je commence à penser réussite possible.

Sur ces 100 graines qui n'ont pas levé

J'avais dans un récipient plastique rond, comme à l'ordinaire, disposer 100 graines. C'était un nouveau récipient avec de la nouvelle terre, les autres étant occupés. Les graines provenaient d'un tout nouveau sachet de graines de tomates que j'avais acheté ici, dans une boutique du marché tout proche.
Et bien, rien n'a levé et j'ai pourtant bien attendu deux semaines... L'arrosage était correct... Mais rien... Juste  je crois tout en final, une esquisse de germe qui apparaît  (cf. photo au centre, un peu plus haut)... Comme la main d'un gars en train de se noyer ?
Comme j'étais coincé par une pluie très abondante, j'ai décidé de récupérer les graines vue que j'en avais semé d'autres ailleurs et qu'elles avaient levé. Cela ne devais donc pas venir du lot, des graines de ce paquet.
Les graines récupérées, je les ai mises dans un plateau cartonnée alvéolé comme j'avais fait pour tester d'autres graines de ce paquet.
Et bingo, deux jours après, cela levait.
Raison de l'inhibition la première fois : un champignon inhibiteur ?

Mise en terre de nouveaux plants de tomates

Hier et la nuit d'avant, sacré pluie toute la journée. Nous avons été inondé comme en début janvier et mes six plants de tomates près de la maison avaient les pieds dans l'eau. J'espère qu'elle n'était pas salée comme probablement la dernière fois (grande marée et l'inondation était venue alors qu'il ne pleuvait pas). Je suppose que non !
Pas trop d'eau pour la tomate, pas trop de soleil, non plus ? Je n'y crois pas. Mes tous premiers plants ont été extrêmement arrosés avec des bouteilles renversées au cul troué par lequel je les remplissais d'eau. Ainsi elles ont prospérées bien que la terre était asphyxiante (zones bleutées). Donc, l'excès d'eau ? La variété que j'utilise semble très bien faire avec.
Attendre que la terre soit comme il faut... On attendra longtemps ici... J'ai donc implanté dans de la colle des plants qui ne demandaient que cela (être implantés). On verra bien ensuite.
Les 23 petits nouveaux après les 19 !
PS. Avec ce que j'ai rajouté le lendemain, le total se monte maintenant à 68.
PS du 2 décembre : Je dois en être à 140 + 52 pieds en production : les 200 sont proches et si j'ajoute la centaine de plantule en train d'arriver...

lundi 19 novembre 2012

Pieds de tomates les pieds dans l'eau

Il pleut beaucoup et le ruisseau déborde, la maison a les pieds dans l'eau, mes quatre pieds de tomates qui me restent ici aussi.
En blanc, au centre, des coquilles d'oeufs que je broie pour mettre au sol... A droite le ruisseau et à gauche le mur. C'est coincé entre ces deux, sur un sol asphyxiant infesté de crabe, que j'ai commencé l'implantation de tomates. J'en avais fait deux rangées et j'ai migré toute la seconde dans le jardin du barangay bien qu'elle faisait largement plus d'un mètre de hauteur. Question aération du feuillage c'est à mon avis beaucoup mieux car il peut beaucoup en ce moment.
Reste plus qu'à voir comment vont se comporter ces pieds après avoir été inondé.

Acheter une brouette ?

J'en ai vue une en vente au Gaisaino l'autre jour (un truc que l'on connait, tout comme mon râteau acheté 200 pesos) ?
Je fais de plus en plus de transport mais tout à dos d'homme : la bouse en sac tenu d'une seule main (cela pèse après plus 100 mètres de marche ainsi), les débris organiques que je récupère dans les propriétés voisines, les plants de tomates que je transplante (là je les transporte un par un dans une pelle)...

Une brouette, je gagnerais en efficacité maintenant que ce travail est amorcé (collecte des bouses, des débris végétaux...). Il fallait pouvoir le faire, aller dans les propriétés voisines et faire pour eux ce qui apparaît comme du nettoyage... Et donc avec une brouette j'étendrais mon champ d'action...

Et avec, les opérations de transvasement beaucoup plus rapide... Là tenir un sac sans tenue pour y entrer quelque chose à la pelle, ce n'est pas ce qu'il y a de plus pratique et rapide...

Il suffit donc maintenant d'attendre que j'en vois une en vente... Visiter le Gaisaino s'il pleut...

60 plantules transplantées...

Comme je devais garder la maison, je me suis occupé à mettre en petits sachets (par deux) les plantules de pieds de tomates que j'avais fait germer.
J'ai eu ce matin même la chance de trouver du terreau, cela au bout du terrain (en dehors) que j'ai commencé à nettoyer, y enlevant les déchets organiques.
J'ai donc commencer par tamiser ce terreau (cela évidemment avec les moyens du bord, une sorte de cage à lapin) :

(à gauche en bas sur la photo, des plantules ayant germés en alvéole)
Et ensuite, j'ai après avoir percé et remplis de terreau (au fond, du sable) les petits sacs, j'y ai mis les plantules, deux par petits sacs :

J'avais une douzaine de plantule (cf. première photo) que j'avais fait germer dans ces plateaux cartonnés qui reçoivent une 30taine d'oeuf. Je pense qu'avec cette technique on récupère mieux les racines.

dimanche 18 novembre 2012

Un des coupables ?

L'on m'as dit que si je ne traitais pas à la floraison, je n'allais pas avoir de tomates.
Je restais sceptique... mais avait mis une petite émission de traitement qu'on m'a apporté à proximité d'un plant, lequel seul a alors eu des tomates (bien avant les autres). Coïncidence car c'était par ailleurs le plant le plus exposé au soleil (le premier le matin et le dernier le soir) et d'avoir eu largement plus de 100 boutons ?
Puis j'ai pu voir le plant que j'avais mis chez le voisin qui ne l'avait pas arrosé (il était donc petit à côté des miens) mais qui avait plus de 24 tomates. Ce plant était plus ensoleillé que les miens et n'avait reçu aucun traitement.

Puis dans mon nouveau jardin dans lequel j'ai transféré des plants de plus d'un mètre, j'ai pu voir une sorte d'araignée sur une fleur. J'ai été cherché mon produit de traitement, j'en ai pulvérisé sur elle, ce qui l'a tuée.

Autre cliché :
Depuis, m'étant en plus informé sur les matières actives de mon traitement, je traite. Et j'ai acheté un second produit de traitement avec une autre matière active. J'en ai donc trois désormais dans ma mixture.
Je traite le matin s'il a plu toute la nuit. La dernière fois, j'ai traité un soir car j'ai vu des insectes tournoyer autour de mes fleurs, lesquels ne me semblait pas être des pollinisateurs. J'ai imaginé qu'ils étaient attiré par le pollen produit dans la journée... et j'ai traité pour qu'ils n'y touchent pas, pour que la pollinisation ne soit pas sabotée...
Je veux avoir des tomates, première étape. Ensuite éventuellement de faire des ajustements.

Seconde plate-bande de carottes

Hier soir, j'ai reçu le paquet de graine de carotte que j'avais demandé de me rapporter de la ville (ici, semble-t-il, pas de graine de carotte).

Et donc la tentation d'en semer immédiatement... Comme il a bien plu les derniers jours, cela me semblait pourtant un peu trop humide. Mais la terre a été déjà préparée et avait reçue sans aucun succès des "Nantaises", graines françaises.
Pour la première fois, j'ai pris un cordeau et j'ai tracé tant bien que mal des rangs. Ensuite j'ai mis une graine environ tous les 1-2 cm. Avant de fermer les tout petits sillons, un coup de traitement contre différents parasites. Ensuite, évidemment fermeture. Et là surprise, comme le soleil donnait bien et que cela avait séché, la possibilité de tasser un peu avec mes pieds.
Le résultat :


A côté de cette plate-bande, à droite, on distingue les carottes que j'ai faite en arrivant dans ce jardin, cela surtout pour marquer que je l'occupais. Et comme j'avais un sachet de graine de carotte, je l'ai utilisé.

J'ai été surpris par cette réussite et donc tente de recommencer. Voici un détail de ce que sont ce jour ces carottes :

samedi 17 novembre 2012

Tomates qui rougissent

J'ai du mal à imaginer qu'un jour je vais ici obtenir des tomates bien rouges et goûteuses.
Chaque étape pour moi est comme une victoire importante. En tout premier lieu, obtenir des plantules. Et là, à partir de mon second paquet de graines achetées, aucun résultat avec les 100 graines mises à germer.

J'ai réessayé de faire germer des graines de ce paquet dans des alvéoles, et là, surprise, cela a marché.

Qu'est-ce qui a foiré alors ? C'est point d'interrogation.
Donc chaque étape m’apparaît problématique. Mais, me concernant, c'est chose normale. Ce qui se fait les doigts dans le nez pour les autres apparaît pour moi problématique. Mais quand je sais, je sais.
Le passage de la floraison à l'obtention de tomate me semble donc aussi délicat. Ainsi j'ai pu compter plus de 100 boutons sur un plant (je pense que sans problème il en a bien fait 150), mais au final, très peu de tomates, une 20taine.
Quant à avoir des tomates rouges, seulement dans mes rêves.
Eh bien surprise, le plant que j'ai implanté chez le voisin possède des tomates en train de prendre de la couleur. Ce plant a beaucoup plus d'ensoleillement que les miens et je suis donc très content d'avoir fait ce geste. Le comble c'est que l'entretien a été par ce voisin réduit à zéro (c'est moi qui a mis le tuteur...) et jusqu'à présent, c'est donc lui qui obtient le meilleur résultat. Il y a un truc que je n'ai pas compris, c'est que les deux plus grandes tiges ont été comme pliées en deux. Les feuilles en tout cas ne sont pas prospères.
Quelques photos :


La prochaine étape sera d'en manger... ce dont pourquoi évidemment j'ai un doute...