lundi 18 février 2013

Second retour de Cebu

C'est après le premier retour de Cebu le 14 juillet (également numéro de notre chambre d’hôtel 1407) que je me suis exercé à tenter de produire des tomates. Pour ce second voyage d'une semaine et retour le 16 février, c'est comme une première récolte et la nécessité d'envisager d'autres terrains pour produire puisqu'on me barre la route sur ces tous premiers lieux expérimentaux.
De Cebu, j'ai rapporté un pulvérisateur...
Mes tomates sont appréciées et beaucoup plus belle que ce qui se vend. Dommage que j'en ai si peu. J'ai récolté un peu plus de deux kg ce jour dont un kg était vendu avant que je ne le porte au revendeur.
Durant mon absence, la récolte à commencer par le biais de la personne chargé de surveiller mon lot ayant le mieux réussi. Elle a récolté et vendu pour 140 pesos (à 30 le kg ?).

vendredi 8 février 2013

Pour la cinquième fois, une vache mise à pâturer mes plants de tomates

C'était donc encore hier, et il y a quelques jours... Voilà ce que arrive lorsqu'on vit au sein de pasteurs-cueilleurs. 

dimanche 20 janvier 2013

Effondrement, cumulo-décalaire... Quelles décisions ?

Je dois reconnaître que je suis confronté à un effondrement de ce que je fais. Il y a d'abord eu le typhon avec un arbre tombant sur mes plants de tomates et l'effondrement de la clôture du jardin du baranguay -le transformant en jardin ouvert-, pépinière pour mes plants, le tout associé à une inondation de mes tout premiers plants semés en août. Puis, un mois après, a suivi deux inondations coup sur coup.
J'étais monté en puissance, avais en position de produire 150 plants et 260 en attente en pépinière.
Me reste... la moitié ? Les 14 plants dans le sable sur un lieu clôturé se portent à merveille tandis que ce qui avait été installé sur une friche est détruit. La partie est des deux lignes de 50 pieds chacune semble vouloir prospérer ce qui contraste singulièrement avec la partie ouest quasi complètement anéantie. Le bel ordre que j'avais dans la pépinière s'est envolé tout comme une partie de mes plants (vol).

J'avais un comptage et ne sais plus vraiment où j'en suis.

Ce dernier constat me rappel la notion de décalaire mise en place par Jacques Ravatin : tu comptes d'un point donné les traverses d'un rail de chemin de fer et, à un certain moment, tu ne peux plus compter, tu perd pied. Cette perte de repère, Jacques Ravatin l'a qualifiée de décalaire. Il considère que Maurice Clavel avait vécu une expérience de ce type, celle-ci mentionnée dans son "Ce que je crois". J'ai lu alors en terminale ce bouquin et ensuite, tout nouvel élève-ingénieur, rue du Bourg-la-Croix à Angers, j'ai fait une expérience personnelle qui m'a complètement bouleversé.

Revenons à notre rail... Ensuite, après comme avoir perdu pied, si tu te re-concentre, tu peux à nouveau continuer à compter, puis nouvel perte... Et ainsi de suite et cette notion alors de cumulo-décalaire.

On peut penser à la marche humaine où successivement chacun des pieds perd pied, ce qui permet la marche.

Donc là j'ai le choix de restaurer tout ce qui a été détruit : réinstaller des plants sur la friche et sur la partie ouest de mes deux lignes... Mais cela me rappel le surplace que j'ai fait initialement, remplaçant sans relâche les plants que les crabes me détruisaient. C'était le tout début. Il n'y avait pas beaucoup de plant en jeu, mais si je regarde le devenir de ceux qui ont finalement été transférés, eh bien, un arbre leur est tombé dessus. J'ai pu les récupérer, mais la plupart des tomates qu'ils ont produit ont été volées. Il ne me reste que l'expérience (le transfert de plant adulte est possible, bien traiter les boutons permet d'avoir de nombreuses tomates). Pas vraiment payant donc le fait d'avoir persisté, d'avoir insisté là où c'était détruit. Le seul avantage est que pour cela au moins, je faisais germer... Et donc de nouveaux plants ayant pu être mis plus tôt dans le jardin du baranguay lorsque cette opportunité s'est ouverte.

En quête d'une nouvelle opportunité d'implantation ? Mais où ? En attendant, insister sur ce qui a réussi (traitement, fertilisation bien que je n'aime pas ce terme) et tenter de sauver ce qui peut être sauvé (mes plants d'origine France).

Remettre en route un comptage, une visualisation précise de ce qui est implanté et qui marche... avec les nouveaux plants que j'ai pu leur mettre aux pieds en attendant mieux... Remettre des graines à germer...

En d'autres termes, chercher à remettre une nouvelle pression en route (à réfléchir d'autant plus que dans ma vie propre, il y a aussi effondrement : ainsi je suis sans passeport, les autorités l'ont gardé le temps de l'examiner à Manille pour un prolongement de mon séjour ici) ?


vendredi 18 janvier 2013

Photos de ma meilleure réussite

Il s'agit d'un terrain sur lequel du sable a été apporté. Les plants de tomates sont sur cette butte de sable. Comme j'ai eu beaucoup (une centaine ?) de plant détruit, je me console avec ce qui me reste (plus de 70 tomates sur un des plants).
(Click on picture for elarged)










Prévisions (encore de la pluie) et bilan...

Ici, je peux lire cette prévision :
Donc, c'est de la pluie, encore de la pluie alors que nous venons d'avoir coup sur coup deux inondations. J'ai donc perdu vraiment beaucoup de plants sans parler de ceux qui me volent mes plants où mettent leur vache à les pâturer.
S'il y a encore inondation, je risque de perdre encore des plants, de perdre ceux que j'ai mis pour remplacer partiellement ceux qui avaient péris.
Si je fais un petit bilan :

  • Les deux lignes de 50 plants (environ 1 plant par mètre) ont été sévèrement endommagées sauf à une extrémité.
  • La 20taine qu'il y avait sur la friche, je pense là qu'ils sont complètement décimés.
  • Les 14 dans le sable dans le jardin du voisin : là c'est ma fierté, sur l'un 70 tomates.
  • La pépinière qui comptait 260 plants avant les intempéries : certains ont servis au remplacement, une partie est encore en bon état mais une partie aussi végète (reste petit).
  • J'ai ouvert un nouveau lieu de production : 23 plants dont quelques uns ont vraiment du mal.
Alors que j'avais atteint 150 plants en place pour la production et 260 en pépinière, j'en suis peut-être maintenant qu'à une cinquantaine pour la production.
J'ai récupéré le contenu d'un seau de 10 litres de tomates vertes sur les plants qui étaient en train de sombrer.
Le reste est de l'expérience acquise.



mardi 15 janvier 2013

Et re la vache mise à pâturer mes plants de tomate

Là c'est moins grave que la première fois. Elle n'avait accès qu'à quelques plants. Mais cela n'encourage pas à continuer à cet endroit. J'ai demandé que l'on m'envoie un poste de clôture électrique (ce qui ne semble pas exister ici).
Cette vache mise la première fois à pâturer en plein mes plants, cela m'a vraiment refroidit à replanter ce qui par ailleurs a été détruit suite à l'inondation. Peut-être au final une bonne chose car ce jour encore une journée de pluie intense, ces nouveaux plants transplantés auraient à nouveau été noyés... Ceux que j'ai quand même transplantés l'ont été dans une zone légèrement moins inondable. Attendre maintenant pour voir s'ils vont survivre.
PS du 16 janvier 2013 : Petite visite matinale de mes plants après une journée et une nuit de pluie intense. Sortir de la maison c'est accepter marcher dans l'eau, cette fois-ci qu'au genoux. C'est la quatrième grande inondation depuis 1 an et demi que je suis sur ce lieu. Et là, deux coups sur coups. Donc finalement le coup de frein à mes implantations, coup de frein donné par les vaches, eh bien, cela a été une bonne chose : je n'ai pas replanté là où cela avait été brouté, et c'est justement là que c'est le plus inondé. J'espère que cela ne va monter plus...

dimanche 13 janvier 2013

Petite moisson

J'ai finalement eu l'idée de ramasser les tomates pourtant encore verte sur les plants fusillés par l'inondation, puis le soleil ensuite...

Note : Et bien, après une fois de plus avoir visité mes plants ce soir, là j'ai pensé à l'éventualité du sel de mer comme cause de leur dépérissement... Aux grandes marées, il arrive que le ruisseau monte lui aussi... Et cette grosse crevette, que faisait-elle là parmi mes plants ? Comme pour témoigner ?

Donc pour la récolte de ce qu'il y avait sur la friche, cela m'a fait la valeur d'un bon seau de 10 litres.
J'ai été les remettre au magasin de la soeur de ma copine, et plus précisément à sa mère. Un peu plus tard, l'une des petites est revenu avec 25 pesos de vente (3/4 de kg).